Les québécois, les discussions et la chicane

discussion
Il m’arrive très souvent de constater qu’au Québec, durant une discussion sur un sujet « épineux », si quelqu’un exprime une opinion divergente tout de suite les québécois présents se braquent car ils détestent tellement « la chicane »:  c’est notre faiblesse.
Quand j’étais adolescente, mes parents, les invités et nous,  assis autour d’un bon repas, on parlait de tout: politique, avortement, la pilule, la Crise d’Octobre, le PQ, le FLQ et j’en passe: parfois les discussions étaient assez vives.
Nos parents nous ont appris à exprimer nos idées même si les leurs étaient différentes, même s’ils désapprouvaient les nôtres au premier chef. Jamais ils ne nous ont dit de nous accorder « parce que c’était plus beau l’accordéon ». Souvent, ils étaient aux antipodes de nos positions de jeunes qui pensaient tout connaître et pourtant, ils ont appris de nous et nous avons appris d’eux. Je ne leur dirai jamais assez merci. Jamais.
Le respect, l’écoute et les échanges familiaux m’ont permis de m’exprimer, de ne pas avoir peur de donner mon opinion et d’écouter l’autre même si cette personne ne pense pas comme moi. Car j’ai compris que l’autre peut voir des aspects, des nuances que je n’ai pas pris en compte ou pas du tout considérés.  Ce faisant, j’apprends, j’enrichis mes connaissances et parfois, je change d’opinion ou je nuance la mienne.
 Mais, quand je constate que dans la vie de tous les jours, sur les forums, les blogues, sur Facebook, les gens refusent de discuter, de confronter leurs idées car ils n’aiment pas la chicane ou simplement, ils ironisent ou font dans le sarcasme parce que leurs idées sont coulées dans le ciment, cela me déçoit.
Donc, je  pense aux français parce que plusieurs québécois issus de notre mère-patrie m’ont fait remarquer que souvent nous grimpons sur nos grands chevaux et nous nous sentons tout de suite attaqués au lieu de continuer la conversation, de discuter et tenter de concilier nos idées divergentes ou à tout le moins d’écouter l’autre émettre son point de vue.
Je crois que si nous pouvions accepter d’échanger avec l’autre et nous rappeler que celui qui émet une idée opposée peut nous éclairer et nous faire évoluer, nous faire grandir aussi cela nous serait fort utile en tant que peuple… Soupir.
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